Speaker A

J'entends mon père me dire, petit là c'est chaud.

Speaker A

Voir son père dans cette situation, tu te dis, même si personne ne fait quoi que ce soit, tu as envie de tout faire.

Speaker A

Mais quand je regarde le compte en banque, il n'y a pas ce qu'il faut pour que je puisse venir présenter ça à la famille.

Speaker B

Qu'est-ce que tu ressens à ce moment-là ?

Speaker A

Une frustration.

Speaker A

Je me dis, mais attends Prince, qu'est-ce que tu as foutu pendant 5 ans ?

Speaker A

J'entendais parler souvent d'épargne de sécurité, mais ça ne me disait rien du tout.

Speaker A

Je ne pensais pas à ce genre de choses.

Speaker A

Tu peux te dire on meurt vite et ne pas vite mourir.

Speaker B

Personne et rien ne nous a préparé à ça.

Speaker A

On a la responsabilité aussi souvent en tant qu'adulte d'aller vers les autres, de dire qu'est-ce que je peux faire.

Speaker A

J'ai commencé à épargner à l'excès.

Speaker A

Quand je suis allé faire le compte bloqué, la gestionnaire de banque m'a posé la question de savoir est-ce qu'après ce que je suis en train de bloquer, je vais pouvoir vivre.

Speaker A

Je pense que si je n'avais pas eu le peripéropause, je serais mort pauvre.

Speaker B

Juste avant de commencer, j'ai un petit cadeau pour toi.

Speaker B

Je sais que prendre des notes pendant qu'on suit un podcast, c'est souvent galère.

Speaker B

Il faut mettre pause, noter, revenir, faire pause, bref.

Speaker B

Et si on est au volant ou qu'on allait m'occuper à autre chose, c'est carrément impossible.

Speaker B

Alors, je l'ai fait pour toi.

Speaker B

J'ai tout condensé.

Speaker B

Les concepts clés, les citations marquantes, les ressources, les liens, tout ce qu'il faut retenir de cet épisode dans un seul document.

Speaker B

Tu peux y accéder gratuitement via le lien en description.

Speaker B

Voilà, maintenant installe-toi et profite de l'épisode.

Speaker B

Allez, Wake Up Champ.

Speaker B

Bonjour Prince.

Speaker A

Salut Roland.

Speaker B

Comment tu vas?

Speaker A

Très très bien, merci et toi?

Speaker B

Ça va, ça va aussi.

Speaker B

C'est un réel plaisir pour moi de te recevoir sur le podcast.

Speaker B

Je voudrais te faire faire un petit exercice avant de commencer.

Speaker A

Ok.

Speaker B

Si avec le vécu que tu as aujourd'hui, l'expérience que tu as, tu devrais te donner à toi-même un conseil, en une phrase ou en un mot, qu'est-ce que tu dirais, notamment sur la vie d'adulte?

Speaker A

Compte toujours sur Dieu.

Speaker A

Parce que souvent on entend cette expression qui est tirée des Écritures, où on dit « Bénisère, jusqu'à là, le Seigneur nous a toujours sécouru ».

Speaker A

Souvent on a peur de faire certains pas.

Speaker A

Tout simplement parce qu'on se dit, on va peut-être se casser la figure, on ne sait pas ce qui nous attend.

Speaker A

Or la confiance en Dieu peut nous aider définitivement à passer un certain cap.

Speaker A

Et quand je regarde depuis 18 ans jusqu'à aujourd'hui, je me rends compte qu'il ne m'a jamais abandonné.

Speaker A

Ce qui veut dire qu'il y a peut-être certains risques que j'aurais pu prendre, qui n'ont pas été le cas.

Speaker A

et qui aujourd'hui, j'ai la conviction qu'il m'aurait encore soutenu.

Speaker A

Donc c'est vraiment compte sur Dieu.

Speaker B

Je parlais dans l'introduction tout à l'heure d'une expérience personnelle qui t'a marqué à jamais.

Speaker B

Je voudrais que tu nous en dises plus, que tu partages avec nous, que tu situes un peu le temps.

Speaker B

Tu avais quel âge à ce moment-là ?

Speaker B

Qu'est-ce que tu faisais ?

Speaker B

Tu travaillais déjà ou pas ?

Speaker A

OK.

Speaker A

L'expérience qui m'a marqué, qui m'a bouleversé, qui a vraiment changé radicalement quelque chose en moi, c'est une expérience que j'ai vécue avec mon père.

Speaker B

OK.

Speaker A

Il faut que j'essaie de calculer.

Speaker A

Je travaillais, on va dire un peu à peine.

Speaker A

OK.

Speaker B

Frèchement.

Speaker A

Frèchement, parce que moi, j'ai commencé à bosser en 2009.

Speaker A

OK.

Speaker A

Et ça arrivait en 2014.

Speaker B

OK.

Speaker A

Donc, c'est pratiquement cinq ans.

Speaker A

Et ce qui m'a marqué, c'est qu'à un moment, mon père est tombé malade.

Speaker A

Il ne se portait pas bien.

Speaker A

C'est bouleversant parce que depuis tout petit jusqu'à atteindre l'âge adulte, je n'avais jamais vu mon père malade.

Speaker A

Mais vraiment jamais.

Speaker A

J'ai jamais eu de cas qui requièrent que mon père soit même à l'hôpital.

Speaker A

Parce que c'est le gars robuste, sportif, qui prend les marches de l'escalier en courant.

Speaker A

Donc, c'est le modèle top, typique.

Speaker A

Donc, quand tu vas entendre qu'il a un petit bobo, c'est le paludisme.

Speaker A

Il se traite et il n'est jamais alité.

Speaker A

Il fait son traitement, il te dit qu'il a le paludisme, il fait son traitement, il va, il bosse, il revient.

Speaker A

Donc à un moment, en 2014, j'apprends que mon père est malade et que j'entends mon père me dire que, petit, là c'est chaud.

Speaker A

Donc tu vois, c'est comme s'il y a un mur qui se brise.

Speaker A

Tu entends ton père te dire ça et puis tu te dis mais attends, s'il le dit, ça veut dire que c'est vraiment chaud.

Speaker A

Parce qu'il souffrait énormément dans son corps.

Speaker A

Mais vraiment énormément dans son corps.

Speaker A

Et ça, ça m'a déjà bouleversé d'un premier temps, de voir que mon père était dans un état qui était différent de ce que j'avais l'habitude de voir.

Speaker A

et de l'entendre encore me dire qu'il supporte difficilement la maladie, ça, ça m'a beaucoup touché.

Speaker A

Mais l'autre chose qui était aussi très pénible et peinant de mon côté, c'est qu'il fallait maintenant prendre soin du père.

Speaker A

Oui.

Speaker B

Tu es l'aîné ?

Speaker A

Non, je ne suis pas l'aîné.

Speaker A

Je ne suis pas l'aîné.

Speaker B

En tout cas, mais dans tous les cas...

Speaker A

Voilà, je ne suis pas l'aîné, mais j'ai envie de dire, déjà, je suis perçu comme le seul garçon.

Speaker A

Je dis je suis perçu, pourquoi ?

Speaker A

Parce que oui, il y a beaucoup d'autres frères à qui il faut rajouter, des cousins qui sont des frères.

Speaker A

Mais pour le jeune garçon qui a vécu avec son père depuis tout petit jusqu'à avoir grandi, je suis le seul garçon.

Speaker A

Autour, c'était que des femmes, des soeurs, des cousines, des tantes et tout.

Speaker A

Mais le seul garçon qui a grandi depuis tout petit jusqu'à prendre son envol, c'était que moi.

Speaker A

Donc, voir son père dans cette situation, tu te dis, même si personne ne fait quoi que ce soit, toi, tu as envie de tout faire.

Speaker A

Je veux prendre soin de mon père, peut-être même seul.

Speaker B

Pourquoi ?

Speaker A

En fait, tu sais, on a une idée un peu préconçue qui nous fait comprendre un peu que localement, on n'a pas forcément les meilleurs soins et tout.

Speaker A

Et je me suis dit, j'ai envie de permettre à mon père d'avoir les meilleurs soins.

Speaker A

Et ça, ça requiert qu'il peut-être l'aille à l'extérieur.

Speaker A

Donc venir demander ça à la famille qui est mobilisée pour qu'il ait ses soins ici, si tu le dis, il faut avoir les moyens qui vont avec.

Speaker A

Donc moi, j'avais ce désir.

Speaker A

Mais quand je regarde le compte en banque, Il n'y a pas ce qu'il faut pour que je puisse venir présenter ça à la famille, pour dire bon voilà, je souhaiterais qu'ils partent et que même si personne n'a peut-être suffisamment de moyens pour apporter, que je ne sois pas déphasé dans ma volonté de faire ce que je souhaite.

Speaker A

Mais quand je regarde, il n'y a pas.

Speaker A

Il n'y a pas.

Speaker B

Qu'est-ce que tu ressens à ce moment ?

Speaker A

Une frustration.

Speaker A

Je me dis, mais attends, Prince, qu'est-ce que tu as foutu pendant cinq ans ?

Speaker A

Tu as bossé pendant cinq ans et tu n'as rien, vraiment, pour même permettre à ton père d'aller se faire soigner à l'extérieur du pays.

Speaker A

Tu vas naturellement, comme tous les autres, c'est vrai qu'on te demande rien de trop exceptionnel, mais avec la dizaine, la quinzaine, la vingtaine de frères, sœurs et lui-même ses frères, tout le monde est mobilisé.

Speaker A

C'est vrai, chacun apportera quelque chose.

Speaker A

Ça permettra de soigner le père.

Speaker A

Mais tu vois, il y a cette volonté là.

Speaker A

Qui était là.

Speaker A

Mais les moyens ne suivaient pas.

Speaker A

Donc, c'est pénible.

Speaker A

C'est pénible.

Speaker B

Qu'est-ce que ça a réveillé en toi?

Speaker A

Je me suis dit, mais il faut que ça change.

Speaker A

Il faut que ça change parce que, si tu veux, je me suis aperçu que je vivais correctement.

Speaker A

On va appeler ça jeune cap dynamique.

Speaker A

Mais tu peux imaginer le nombre de voyages que je me tapais dans cette période, passer les congés en Espagne.

Speaker A

Souvent, je vais au Maroc, je me baladais en France.

Speaker A

Mais je n'avais vraiment pas d'inquiétude, c'est-à-dire que je ne me préoccupais pas de « et s'il y a une situation difficile qui se présente, comment est-ce que tu rébondis ?

Speaker A

» Je jouais au jour le jour, j'étais totalement optimiste.

Speaker A

Je ne pensais pas à ce genre de choses.

Speaker A

J'en ai parlé souvent d'épargne de sécurité, mais ça ne me disait rien du tout.

Speaker A

Je me disais mais attends, tout baigne.

Speaker B

On a le temps quoi.

Speaker A

On a le temps, tu vois.

Speaker A

Et donc ça, ça crée le déclic.

Speaker A

Je me suis dit déjà, c'est vrai, on va faire le nécessaire avec ce qu'on a pour que papa puisse sortir de cette situation.

Speaker A

Dieu merci, il s'est rétabli.

Speaker A

Tout va bien, il s'est rétabli.

Speaker A

Mais il y a eu ce déclic-là où je me suis dit, il faut que ça change, impérativement.

Speaker A

Ça dit, il fallait que je puisse m'inculquer cette discipline d'épargne.

Speaker A

Parce que si tu veux, avant, tu fais tout au feeling.

Speaker A

Tu passes, tu vois une belle chaussure, tu l'achètes.

Speaker A

Tu passes, tu vois un beau produit.

Speaker B

Sachant le sapeau long que tu as.

Speaker B

Et tu es bien tiré.

Speaker A

Pardon, merci.

Speaker A

Tu vois ?

Speaker A

Tu vois, tu veux te faire plaisir, la bouffe.

Speaker A

Tu vois là, tu veux aller, disons à Yamsoukro, te balader un peu.

Speaker A

Vraiment, tu le fais.

Speaker A

Il n'y a rien de planifié.

Speaker A

Tu fais comme tu sens.

Speaker A

Et après, tu regardes juste dans le compte.

Speaker A

Est-ce qu'il y a quelque chose ?

Speaker A

Donc moi, ça, ça me permet de réconsidérer la notion de l'épargne.

Speaker A

Je me suis dit, il faut que je me mette dans une certaine dynamique où il y a un montant défini, prédéfini que j'épargne.

Speaker A

Ça, je ne touche pas du tout.

Speaker B

Mais moi, je veux me faire un peu l'avocat du diable.

Speaker B

Mais après, c'est une expérience aussi qu'on a pratiquement tous.

Speaker B

Mais est-ce que selon toi, ce n'est pas dû à une préparation, c'est-à-dire personne et rien ne nous a préparé à ça ?

Speaker B

Tu joues au lendemain, comme tu dis, un déclic arrive, une situation arrive comme ça et on se rend compte que, ouais, on l'apprend à la dure.

Speaker A

Oui, je comprends ce que tu dis.

Speaker A

En fait, si tu veux, moi, j'adopte une approche où je fais du 50-50.

Speaker A

Je crois que quelqu'un peut nous éduquer.

Speaker A

en me disant, voici ce qu'il faut faire.

Speaker A

Et je crois aussi qu'on a la responsabilité, aussi souvent en tant qu'adulte, d'aller vers les autres pour dire, qu'est-ce que je peux faire ?

Speaker A

Tu es tout jeune, tu rentres dans la vie active.

Speaker A

Il faut te rapprocher peut-être de personnes qui ont déjà essayé des choses.

Speaker A

Moi, je ne me souviens jamais être allé vers mon père pour lui parler d'épargne.

Speaker A

Comment est-ce qu'on épargne ?

Speaker A

Mais tu sais, tu es le jeune, tu es peut-être brillant à l'école, Tu as été dans une école où tu vivais peut-être avec des moyens très restreints, tu n'as plus t'en sortir.

Speaker A

Donc, peut-être que les parents, les gens autour de toi se disent, il saura faire.

Speaker A

Il a toujours bien fait.

Speaker A

Il a eu de bons résultats et tout.

Speaker A

Alors qu'avoir des bons résultats à l'école, ça n'est vraiment pas du tout lié avec comment on gère de l'argent.

Speaker B

Tu es presque convaincu.

Speaker B

Tu vois, tu dis.

Speaker B

Comment est-ce qu'on gère la vie d'adulte en général.

Speaker A

Voilà, tu vois.

Speaker A

Et du coup, donc ça, effectivement, je n'étais pas préparé.

Speaker A

Et je n'ai pas eu le réflexe d'aller vers d'autres personnes parce que je me disais que de toutes les manières, l'argent viendrait.

Speaker A

Et aussi, je n'ai pas eu de personnes venues vers moi me dire, ah tiens, voilà tes finances, gère comme ça, gère comme ça, gère comme ça.

Speaker A

Je pense que c'est parce qu'on se disait qu'avec la manière dont je vis, certainement que je prévois cela.

Speaker A

Alors que non, ce n'était pas ça.

Speaker B

Aujourd'hui, tu es père, tu en as parlé, tu es papa de ma fille qui a deux, trois enfants.

Speaker B

Qu'est-ce que cette expérience-là, aujourd'hui, te fait, ou ce que tu as appris, le fait de n'avoir pas été préparé, toi ?

Speaker B

Est-ce que tu te dis que c'est quelque chose que toi, tu dois pouvoir faire pour tes enfants dès maintenant ?

Speaker A

Absolument.

Speaker B

Ah oui ?

Speaker A

Absolument.

Speaker A

Donc, dès aujourd'hui...

Speaker A

Moi, je suis dans un mode de transmission.

Speaker A

Tant avec des personnes qui sont adultes qu'avec les enfants.

Speaker A

Il faut leur faire comprendre que ce n'est pas parce que tu veux une chose que tu vas l'obtenir.

Speaker A

Il faut être patient, donc enseigner la patience.

Speaker A

Parce que c'est ça aussi, manquer de patience.

Speaker A

Moi, je peux te dire aujourd'hui, je peux voir une chaussure.

Speaker A

Je me rappelle, il y a deux ou trois années en arrière, peut-être quatre ou cinq, je ne sais plus, j'ai vu une chaussure en mars.

Speaker A

J'avais le moyen de me l'acheter.

Speaker A

Et j'ai acheté la chaussure peut-être en août de la même année.

Speaker B

OK, pourquoi ?

Speaker A

Parce que quand je voyais la chaussure, je me disais c'est vrai, je peux, mais je n'ai pas planifié.

Speaker A

Je vais tester encore mon niveau de patience.

Speaker A

De toute manière, cette chaussure, il y en aura forcément d'autres modèles.

Speaker A

Donc attends jusqu'à ce que ce soit une situation obligatoire qui te pousse à l'avoir.

Speaker A

Donc je me suis testé jusqu'à 5 mois, 6 mois.

Speaker A

J'ai vu que c'est vrai que j'aimais la chaussure, mais je ne l'ai pas achetée.

Speaker A

Donc, ça me forge encore plus une carapace, me dire pour d'autres choses encore, tu peux t'unir.

Speaker A

Et ça, j'essaie de le faire avec les enfants.

Speaker A

Tu vois, ça te plaît, oui, mais ce n'est pas le moment.

Speaker A

Attends, à telle période, si tu réussis à faire ceci, à faire cela, et puis c'est comme ça.

Speaker A

Pour leur âge, c'est ce qui va passer pour l'instant.

Speaker B

C'est ça.

Speaker A

Jusqu'à ce qu'ils soient à l'âge où ils comprennent ce qu'on appelle les billets de banque, les pièces et tout, parce.

Speaker B

Qu'Ils sont très jeunes pour l'instant.

Speaker B

Alors, maintenant qu'on a mieux compris le vécu, on va un peu parler des leçons que tu as tirées, de ce que tu as fait à partir de ce moment-là.

Speaker B

Au vu de cette expérience et avec le recul que tu as aujourd'hui, est-ce que tu peux dénombrer un certain nombre de mauvaises habitudes qu'on a face à l'argent ?

Speaker A

Oui.

Speaker A

Déjà, il y a les achats impulsifs.

Speaker A

C'est-à-dire qu'on ne se retient pas vis-à-vis de ce qu'on veut.

Speaker A

On entend très souvent une expression disant On ne vit qu'une seule fois, il faut se faire plaisir et tout.

Speaker A

Mais ça, c'est vrai, certes, il faut se faire plaisir, mais l'amour qu'on a devrait nous permettre de penser aussi aux autres.

Speaker A

Si tu te fais plaisir et que tu finis tout ce que tu as, les autres, qu'est-ce qu'ils auront ?

Speaker A

tes ayants droit, tes enfants, les personnes que tu aimes autour de toi, tes parents.

Speaker A

Donc, il faut pouvoir penser également à ces personnes parce que tu peux te faire plaisir.

Speaker A

Tu peux te dire on meurt vite et ne pas vite mourir.

Speaker B

C'est ça, en effet.

Speaker A

Donc, il y aura des situations qui seront mises en face.

Speaker A

Tu seras soumis à certaines situations.

Speaker A

Il faut pouvoir rebondir, il faut pouvoir réagir.

Speaker A

Tu ne peux pas dire aimer et entendre que ta sœur, ta mère a un problème et puis tu ne fais rien.

Speaker A

Juste parce que tu voulais vivre au jour le jour, parce que tu voulais être dans le mode où il faut se faire plaisir.

Speaker B

YOLO.

Speaker A

Voilà.

Speaker A

Donc, il faut, il y a ça, achat impulsif, ne faire que satisfaire ses envies.

Speaker A

Et autre chose que j'ai pu remarquer et que je remarque aussi et que je n'appliquais pas, c'était de se faire un budget pour chacune de ses dépenses.

Speaker A

OK, si tu loues un appartement, une maison, une villa, il faut noter.

Speaker A

Pour la maison, voilà ce que je dois dépenser.

Speaker A

Pour l'électricité, voilà ce que je dois dépenser.

Speaker A

Pour l'eau, pour la demoiselle de ménage, il faut avoir...

Speaker A

Ma petite sœur, elle parle des enveloppes.

Speaker A

Il faut avoir des enveloppes parce qu'elle a fait finance compta.

Speaker A

Elle est très...

Speaker A

Elle, depuis toute petite, vraiment, c'est ça qu'elle fait.

Speaker A

Elle fait des enveloppes, elle écrit là-dessus.

Speaker A

Donc, il faut faire des enveloppes pour tout ça.

Speaker A

Et en plus, il faut avoir une enveloppe pour les imprévus.

Speaker A

Et puis une enveloppe pour l'épargne.

Speaker B

Parce que j'allais revenir sur l'aspect imprévu.

Speaker B

Dans un contexte, oui, africain, parce que moi, Bélinois, Ivoirien et tout, je pense qu'on a quand même le même contexte où la solidarité, et tu en parlais aussi, la solidarité autour de nous, de nos proches, quand quelqu'un est dans le besoin, il faut être solidaire vis-à-vis de ses proches et tout.

Speaker B

fait que souvent, et ça m'emmène au point d'imprévu dont tu parles, souvent, même quand tu essaies de t'infliger ou de mettre en place une discipline financière, est-ce que les sollicitations ne détournent pas de cette discipline-là ?

Speaker B

Si oui, comment est-ce qu'on fait ?

Speaker A

D'accord.

Speaker A

Non, ce que tu dis, c'est juste.

Speaker A

Cependant, il y a une réalité qui est là, c'est que dans toutes les sollicitations, parmi toutes les sollicitations, il faut pouvoir faire le tri.

Speaker A

Et moi, je fais un tri.

Speaker A

De gauche, il y a ce que je vais appeler les oeuvres de miséricorde corporelle.

Speaker A

Quelqu'un qui ne se sent pas bien, quelqu'un qui agonise, quelqu'un qui n'a rien à manger, quelqu'un qui n'a pas un toit où rester.

Speaker A

Pour moi, tout ça, ce sont des choses devant lesquelles je réfléchirai pas.

Speaker B

D'accord.

Speaker A

Je vais aller puiser dans l'épargne de sécurité.

Speaker B

D'accord.

Speaker A

Pour tout ce qui n'est pas eux de mes recordes.

Speaker B

Dans les pailles de sécurité ?

Speaker A

Oui, dans le truc de sécurité.

Speaker A

Pour aider.

Speaker A

Non, pardon, la partie imprévue.

Speaker A

Je ne vais plus aller dedans.

Speaker A

Maintenant, après, il y a toutes les autres choses qui peuvent venir.

Speaker A

Non, j'ai besoin d'un ventilateur, j'ai besoin d'un climatiseur, j'ai besoin d'un ordinateur un peu plus performant, j'ai besoin d'une nouvelle chaussure, de nouveaux vêtements.

Speaker A

Ça, je dis, ce n'est pas une urgence pour moi.

Speaker A

On va planifier.

Speaker B

Tu fais la scission nette entre les nice to have et les must to have.

Speaker A

Exactement.

Speaker A

On va planifier.

Speaker A

Dans deux mois, ça te va.

Speaker A

Dans trois mois, ça te va.

Speaker A

Et puis on planifie.

Speaker A

Parce que c'est vrai que la personne en a besoin, mais la personne peut vivre sans ça.

Speaker A

Alors que toutes les autres choses, si la personne ne les a pas, la personne ne vivra même pas.

Speaker B

J'ai un ami qui dit souvent, un peu radical, qui dit souvent que quand les gens te sollicitent et que tu dis que tu ne peux pas, qu'ils meurent rarement.

Speaker B

C'est rarement une question de vie ou de mort.

Speaker A

Et c'est pour ça aussi que j'aime bien tout ce qui est en lien avec l'unité et la solidarité, parce que qui dit solidarité ne parle pas forcément uniquement d'une seule personne.

Speaker A

Ça peut être plusieurs personnes.

Speaker A

Et donc une anecdote, j'ai un jeune frère, qui avait, je pense, eu une bourse pour aller étudier en Europe.

Speaker A

Ses parents n'avaient pas suffisamment de moyens pour gérer tout ce qui était en lien avec les frais de vie, tous ces trucs, son installation et tout.

Speaker A

Il s'est approché de moi, il m'a dit voilà ce dont j'ai besoin.

Speaker A

Quand j'ai regardé, je me dis bon, déjà, on a parti ensemble à une association.

Speaker A

Il a dit son montant, moi j'ai compté le nombre de personnes qu'il y avait dans l'association, j'ai divisé par le nombre de personnes, j'ai dit voilà ce qu'on trouve.

Speaker A

Qu'est-ce que je propose ?

Speaker A

Moi je vais en parler au responsable de l'association, et puis on verra ce qu'on va faire.

Speaker A

Je te dis, le gars, il a eu l'argent, il est parti, il est revenu.

Speaker A

Je veux dire, souvent, on veut porter, nous seuls, non uniquement, la croix.

Speaker A

Alors qu'il y a des personnes qui sont prêtes aussi à faire un geste que ces personnes n'ont pas senti.

Speaker A

Parce que ça devient très dilué.

Speaker B

C'est mutualisé.

Speaker B

Au lieu de dire, seul, je donne 300 000, tu vois avec les autres frères, tu partages, tu dilues.

Speaker B

Chacun contribue aussi.

Speaker B

Ça m'emmène à un point qui, moi, m'a toujours fait peur, je veux dire, quand on est en famille comme ça et que quelqu'un vient te solliciter, peu importe, un oncle, une tante, maman, papa, peu importe, quelqu'un te sollicite pour te dire, ah, j'ai besoin de telle chose.

Speaker B

Et tu sais que vous êtes nombreux, d'accord ?

Speaker B

J'ai le sentiment qu'il y a un risque de toujours porter ça seul.

Speaker A

OK.

Speaker B

Parce que si tu portes ça seul, tu le fais, OK, peut-être que les autres, voilà, tout le monde t'en remerciera.

Speaker B

Mais même si tu fais en sorte que c'est une contribution mutualisée et que même si 300 000, les autres ont donné ne serait-ce que 100 francs, 1 000 francs et qu'on sort et tout, et ça devient une chose collective, j'ai le sentiment qu'au-delà de toi, de te soulager même dans tes finances, parce que 1 000 francs, 100 francs, 1 000 bout à bout, c'est pas rien non plus.

Speaker B

Au-delà de te soulager, ça apporte également une certaine sanité dans les relations.

Speaker B

Chacun se sent impliqué, chacun se sent avoir apporté, contribué, fait quelque chose.

Speaker B

Donc, à un moment, on peut s'identifier comme celui qui veut toujours montrer qu'il peut.

Speaker A

C'est vrai, je suis d'accord avec toi.

Speaker A

Je suis d'accord avec toi.

Speaker A

Et tu sais ce qui peut être dérangeant quand tu fais seul, imagine toi un seul instant, un jour vous avez une réunion de famille et puis la personne qui a bénéficié du service en question prend la parole et cette personne dit je tiens à remercier.

Speaker A

On te fixe uniquement toi.

Speaker A

Et tu vois, les autres ont se dit mais pourquoi tu ne nous as pas associés en ce moment ?

Speaker A

Et tu vois, tu as posé, tu as dit mais attends, j'aurais dû, parce que j'ai eu peut-être une idée préconçue, disant que les gens ne seraient pas prêts à le faire.

Speaker A

J'ai vu que j'en avais la capacité.

Speaker A

En ce moment, tu peux être très gêné, tu vois.

Speaker A

Avant, je voulais faire moi uniquement, parce que je me disais que si je peux, je le fais sans demander.

Speaker A

Mais finalement, ce qui a été fait pour mon père, c'est que nous tous, on l'a fait.

Speaker A

Et ça, peut-être, je le dis, peut-être qu'on pourra revenir là-dessus.

Speaker A

Ce que je fais souvent, si c'est quelque chose qui peut arriver de façon récurrente, je peux entamer.

Speaker A

Je fais peut-être la première année.

Speaker A

Et puis, les années qui suivent, j'informe qu'il y a quelque chose comme ça qui est en cours.

Speaker B

Et puis, tout le monde se greffe.

Speaker B

Parce que les autres aussi peuvent ne pas être préparés.

Speaker B

Ça donne le temps à chacun de faire truc là.

Speaker B

Est-ce que quand tu regardes un peu en arrière, ou même, oui, même quand on essaie ou on décide de faire mieux, il y a des fois où on flanche.

Speaker A

Exactement.

Speaker B

Est-ce que tu as des souvenirs de fois où, franchement, tu as géré l'argent, tu t'es dit, ce n'était pas bon, ce n'était pas joli ?

Speaker A

Après 2014 ?

Speaker A

Non, je suis resté… Jamais ?

Speaker A

Non, je suis resté… focus.

Speaker B

Mais comment tu fais ?

Speaker A

Déjà, j'ai même envie de dire que j'ai commencé à épargner à l'excès.

Speaker B

Ah oui ?

Speaker A

Tu sais, quand je suis allé faire le compte bloqué, la gestionnaire de banque, elle m'a posé la question de savoir est-ce qu'après ce que je suis en train de bloquer, je vais pouvoir vivre ?

Speaker B

Ah ouais ?

Speaker A

Oui, parce que je m'en voulais tellement que je me suis dit, il faut que je serre la ceinture parce qu'il faut plus que ça, ça m'arrive.

Speaker A

Donc, j'ai épargné plus de deux tiers de mon salaire.

Speaker A

Plus de deux tiers de mon salaire.

Speaker A

Je me suis dit, il faut que j'arrive à faire ça sur une année.

Speaker B

Oui, mais comment tu arrives à faire ça ?

Speaker B

Tu es dans un contexte où tu as un salaire, tu as un train de vie, et puis tu décides, voilà, si tu gagnes 300 000, de sortir 200 000 chaque mois en épargne.

Speaker B

Comment tu vis ces 100 000 ?

Speaker A

Moi, dans mon cas, le tiers pouvait m'aider à vivre.

Speaker A

Dans mon cas, le tiers pouvait m'aider à vivre.

Speaker B

Donc, tu as fait des choix.

Speaker A

Oui, j'ai fait des choix.

Speaker A

Donc, il y avait le loyer.

Speaker A

Il y avait tout ce qui est autour du loyer.

Speaker A

Il y avait la nourriture quotidienne, tout ça.

Speaker A

Et puis, il n'y avait pas d'autres choses que je cherchais à gérer.

Speaker A

J'étais focus, boulot, travail.

Speaker B

Peut-être que ça veut dire que dans ton cas, c'était gros.

Speaker B

C'est impossible !

Speaker A

Non, tu vois, en fait, je pense que si la dame de la banque s'est posé la question de savoir comment est-ce que j'allais arriver à vivre, c'est parce qu'elle a vécu, ce qui me restait, c'était vraiment des limites.

Speaker B

Oui, mais c'est peut-être la même question que je me pose peut-être.

Speaker B

Elle s'est dit, lui, il a quand même un train de vie jusque là.

Speaker B

Comment il décide du jour au lendemain de prendre les deux tiers et de les bloquer ?

Speaker A

Ah bon, j'ai dû serrer la ceinture.

Speaker A

Et ça m'a réussi pendant une année.

Speaker A

Quand j'ai vu le réussage, j'ai dit, attends, donc je peux ?

Speaker A

Je peux.

Speaker A

J'avais fait le compte bloqué.

Speaker A

Je suis resté pendant une année.

Speaker A

J'ai vécu comme ça, correctement.

Speaker A

Après, je suis allé, j'ai cassé le compte bloqué.

Speaker A

J'avais énormément de pactole dans la main.

Speaker A

Je me suis dit, bon, voilà, on peut réfléchir maintenant, c'est un projet.

Speaker B

Et moi, je suis, je te l'avoue, je suis impressionné.

Speaker B

Quand tu dis que tu n'as plus jamais flanché jusque là...

Speaker B

Peut-être que j'ai.

Speaker A

Flanché, je ne me souviens même pas.

Speaker A

Mais je n'ai plus jamais flanché.

Speaker A

Tu sais, si tu le jours, tu parles avec mon épouse et que tu lui poses la question suivante.

Speaker A

Quelle est la chose que Prince déteste le plus ?

Speaker A

La réponse va te la donner tout de suite.

Speaker B

C'est quoi ?

Speaker A

Tu peux même prendre ton téléphone, tu l'appelles, tu lui demandes quelle est la chose que Prince déteste le plus ?

Speaker A

Elle te dira, je n'aime pas regretter.

Speaker A

Je ne porte pas le regret.

Speaker A

Pour moi, le regret, c'est comme l'enfer.

Speaker A

Je souffre quand je regrette.

Speaker A

Donc, une situation qui a fait que j'ai regretté profondément, je n'ai pas envie de la revivre.

Speaker A

Et ça, ça devient comme une boussole pour moi.

Speaker A

À chaque fois que je suis en train de m'avancer vers, je dis non, là, il y a le regret qu'il y a là-dedans.

Speaker A

Prends une autre voie.

Speaker A

C'est ce qui m'a aidé.

Speaker A

Voilà, c'est ce qui m'a aidé.

Speaker A

C'est vrai, à grâce du Dieu.

Speaker A

Mais je pense que dans sa grâce, il a mis en moi quelque chose que je n'aime pas, c'est regretter.

Speaker B

Et ça, c'est un moteur pour toi ?

Speaker A

Si je vois que ça, si je le fais, ça peut me fragiliser, fragiliser la famille.

Speaker A

Même si j'estime que c'est quelque chose qui est bon pour le moment, je ne ferai pas.

Speaker A

Même si je peux voir des gens pleurer parce que ces personnes n'ont pas cela, je serais heureux de savoir que je ne fais pas une chose pour laquelle je suis susceptible de regretter plus tard.

Speaker A

Parce que souvent, quand tu te retrouves en train de dire tu vois si je n'avais pas fait ceci.

Speaker A

on n'aurait pas eu tel problème.

Speaker A

Tu peux entendre les gens autour de toi qui disent, ah, mais je ne savais pas que le problème pouvait arriver.

Speaker A

Donc toi, tu as peut-être l'espérance de si c'est pour dire non.

Speaker A

Deuxièmement, tu as dit non, je n'allais pas t'en vouloir.

Speaker A

Donc, je préfère être dans la position où demain, je m'aperçois que j'ai raison.

Speaker A

Plutôt que d'être dans une position où je cède à tous les caprices.

Speaker A

Et puis après, je me lamente avec tout le monde.

Speaker A

Non, ça...

Speaker A

Non, je te dis, je n'ai pas du tout regretté.

Speaker B

Je vais te poser une question qui me démange.

Speaker B

Si tu devais te définir toi-même en un mot, c'est-à-dire quel est l'adjectif qui te définit le plus toi-même ?

Speaker A

Perspicacité, détermination, courage.

Speaker A

Plusieurs mots, mais c'est ça.

Speaker A

Quand je veux une chose, je sais...

Speaker A

Parce que je ne veux pas me retrouver dans une posture où...

Speaker A

Moi, ma mère m'a toujours dit, un homme, c'est sa parole.

Speaker B

Tu vois, en fait, depuis ce qui me venait, j'ai l'impression que tu as un point d'honneur sur la dignité.

Speaker A

Oui.

Speaker A

Un homme, c'est sa parole.

Speaker A

Donc pour moi, ça, c'est...

Speaker A

On ne joue pas avec.

Speaker A

Je ne vais pas citer le verset, mais il y a un ami qui me rappelait cela.

Speaker A

Il disait une bonne réputation vaut mieux qu'un parfum de bonne odeur.

Speaker A

Réputation, dignité, tout ça, tu vois, tu peux les mettre ensemble.

Speaker A

On ne joue pas avec.

Speaker A

Et d'aucuns pourraient te dire, je ne sais pas, mais on qualifie souvent les gens qui ont mon ethnie comme des gens de ce genre.

Speaker B

Quelle ethnie ?

Speaker A

Je suis Agni.

Speaker B

Oh, OK.

Speaker A

Donc très souvent, on va te dire, les Agnis, ils sont fiers, dignités, plein de trucs de ce genre.

Speaker A

Et tu vois, sur mon podcast, il y a un gars qui est passé ici, il ne faisait que répéter, je suis Agni, je suis Agni, je suis Agni, je suis Agni.

Speaker A

Est-ce que c'est vraiment lié au côté Agni ?

Speaker A

Je ne sais pas dire, mais la plupart du temps, j'entends ça en lien avec les Agnis.

Speaker B

Mais comment est-ce qu'on se retrouve dans un...

Speaker B

à avoir un trait commun à une...

Speaker B

à une ethnie comme ça, en fait ?

Speaker A

C'est lié à l'environnement.

Speaker A

Tu grandis, tu vois tes parents, ils sont dans des...

Speaker A

ils sont dedans.

Speaker A

Donc, souvent, tu copies sans le savoir.

Speaker A

Moi, aujourd'hui, je peux te dire, il y a des choses que j'ai copiées de mon père, À chaque fois qu'on me félicite pour ça, je dis mais allez féliciter mon père parce que j'ai rien fait.

Speaker A

J'ai grandi dedans.

Speaker A

Mon père, pendant qu'il conduit son véhicule, fait tout ce que tu veux.

Speaker A

Fais-lui une queue de poisson.

Speaker A

Arrête-toi.

Speaker A

Insulte-le.

Speaker A

Il ne dira rien.

Speaker A

Il ne branche même pas.

Speaker A

Non, il ne branche pas.

Speaker B

Je veux venir en stade chez toi parce que moi, j'étais en pleine vidéo volante.

Speaker A

Non, il ne branche même pas.

Speaker A

Mon père qui est parti me chercher à l'école et que voilà, je suis avec un ami.

Speaker A

Nous, on vivait à Marcoury.

Speaker A

Si mon ami qu'il récupère habite à Iopougon, mon père, il part déposer le petit à Iopougon et puis on retourne à la maison à Marcoury, alors que mon école est à Marcoury.

Speaker A

Quand je suis petit, je me posais pas de questions.

Speaker A

Mais pourquoi mon père, il fait ça ?

Speaker A

On va loin pour revenir ?

Speaker A

Non, moi, je suis dans le truc.

Speaker A

Et en grandissant, je fais pareil.

Speaker A

Donc, on me dit mais tu vas déposer la personne de l'autre côté ?

Speaker A

Je veux dire, en fait, c'est comme une habitude pour moi.

Speaker A

Je l'ai emprunté à mon père.

Speaker A

J'ai grandi dedans.

Speaker A

Donc, je pense que tout ce qui est en lien avec la fierté et tout ça, c'est lié à l'environnement.

Speaker A

C'est transmis peut-être de père en fils comme ça.

Speaker A

Je pense.

Speaker B

On a fait quelques digressions, mais on va retrouver le fil de nos discussions.

Speaker B

Ce que je voudrais savoir maintenant, je pense que c'est un peu plus le TKW, c'est Quelle est pour toi, si tu dois définir, dire, oui, voilà ce qu'il faut faire pour avoir une bonne éducation financière.

Speaker A

Première chose, je veux dire, c'est la lecture.

Speaker A

Voilà, moi, je suis marqué comme ça.

Speaker A

Je dis la lecture.

Speaker B

Je t'ai entendu une fois dire, tu parlais de ton mentor.

Speaker A

De mon oncle.

Speaker B

De ton oncle, voilà.

Speaker B

Dis-nous en plus.

Speaker A

Mon oncle Robert Kiyosaki.

Speaker A

Non, je dis la lecture.

Speaker A

Parce que pour lui, c'est l'éducation d'abord.

Speaker A

Pour être financièrement intelligent, il faut être d'abord bien éduqué.

Speaker A

Après, il faut l'expérience.

Speaker A

Si tu n'es pas bien éduqué, tu feras peut-être des mauvais choix.

Speaker A

Peut-être que tu as la volonté, mais tu feras des mauvais choix.

Speaker A

L'éducation va te permettre de savoir qu'est-ce que tu as à porter de main autour de toi, comme produit financier, qu'est-ce qui existe.

Speaker A

L'éducation va te permettre de savoir que le plus important, ce n'est peut-être pas le produit, ce n'est peut-être pas le procédé, mais c'est la destination que tu veux atteindre.

Speaker A

Donc, le plan qui va te mener à cette destination.

Speaker A

Il le dit, que ce soit en entrepreneuriat ou en investissement, pour lui, Ce n'est ni un plan et ce n'est ni un procédé, ce n'est ni un produit, c'est un plan.

Speaker A

Il faut s'asseoir.

Speaker A

Voici ce que j'ai.

Speaker A

Voilà où je veux aller à telle vitesse.

Speaker A

Et en fonction de cela, tu t'orientes vers des produits et des procédés.

Speaker A

Donc pour ça, il faut savoir ce qu'il y a autour de toi.

Speaker A

Quels sont les produits financiers qui sont là?

Speaker A

Quels sont les produits d'assurance qui sont autour de moi?

Speaker A

Et puis faire le choix.

Speaker A

Mais si tu n'es pas éduqué, tu ne sauras même pas où tu dois aller poser une question.

Speaker A

J'ai envie de dire, moi dans mon cas, comme je disais, il faut d'abord être éduqué, identifier les différents produits et puis souscrire à ces produits.

Speaker A

Ça peut être, comme je dis, des choses que tu as avec des établissements financiers.

Speaker A

Ça peut être des choses en dehors des établissements financiers.

Speaker A

L'achat d'un actif.

Speaker A

Un actif, c'est quoi ?

Speaker A

C'est quelque chose, c'est un bien, tangible ou intangible, mais qui peut générer de la richesse.

Speaker A

Quels sont des actifs qui existent ?

Speaker A

C'est en lisant que tu vas avoir des idées.

Speaker A

Tu vas essayer de t'orienter vers...

Speaker A

Tu vas essayer de prendre en compte tout ce qui est en lien avec la sécurité autour de cela pour ne pas perdre ton argent.

Speaker A

C'est ça que je dirais.

Speaker A

Donc, education first.

Speaker B

Quels sont les moyens d'éducation que tu as pu utiliser ?

Speaker A

Moi, dans mon cas, quand ça a démarré, je me suis dit rentre dans une discipline épargne.

Speaker A

Donc moi, c'est ce que j'ai commencé.

Speaker A

Et puis, un peu plus longtemps après, j'ai un ami qui m'a appelé et qui m'a dit qu'il a lu un bon livre qu'il me conseille, qu'il me recommande.

Speaker A

C'est le livre de mon oncle.

Speaker A

Quand on dit « Père ispère pauvre », la réaction populaire, c'est Ah, je connais Périce Perpoux.

Speaker A

Les gens ont vu la page de couverture.

Speaker A

Peut-être des gens ont feuilleté, mais ils ne sont peut-être jamais rentrés en profondeur dans Périce Perpoux.

Speaker A

Moi, ce que je conseille aux gens, prenez le temps de lire Périce Perpoux.

Speaker A

C'est ce que je conseille à tout le monde.

Speaker B

Tu sais que je connais, mais je n'ai jamais lu.

Speaker B

Je l'avoue, je n'ai jamais lu.

Speaker B

Quel est l'argument pour toi infaillible si tu donnais à quelqu'un pour l'inciter à lire Périce Perpoux ?

Speaker A

La réponse que je vais te donner, c'est la même réponse que j'ai donnée aux premières personnes qui sont venues me voir quand j'ai fini de lire « Père riche, père pauvre ».

Speaker A

J'ai reçu deux personnes chez moi, j'étais encore à la palmeraie, mon ami d'Orgilles, et puis il était venu avec son ami qui s'appelle Sevio.

Speaker A

Il s'était laissé assis et puis je l'ai dit, je pense que si j'avais pas lu « Père riche, père pauvre », je serais mort pauvre.

Speaker A

Ils ont eu froid dans le dos.

Speaker A

C'était trop audacieux ce que je venais de dire.

Speaker A

C'était trop tranchant.

Speaker B

Qu'est-ce qu'il te fait, il dit ça.

Speaker A

Mais en fait, le gars, il m'a montré combien de fois tout ce que j'étais en train de faire, j'étais en train d'aller derrière un trou, derrière un ravin.

Speaker A

En lisant, j'ai vu que ce qu'il dit ne pas faire, c'est ce que j'étais en train de faire.

Speaker A

Et j'ai vu que c'était les choses qui n'allaient pas forcément me permettre d'être financièrement indépendant.

Speaker B

Oui, mais là, tu avais déjà quand même instauré une base, tu avais fait ton épargne, donc tu étais quand même plutôt à l'aise.

Speaker B

Mais qu'est-ce qu'ils devaient dire ?

Speaker A

Non, j'avais l'épargne, mais je n'en faisais rien.

Speaker B

D'accord.

Speaker B

Donc, ça amène à un autre volet.

Speaker A

Il faut investir, il faut faire travailler l'argent.

Speaker A

Donc, le gars, il va t'expliquer que soit tu fais travailler les hôtes, ça, c'est l'entreprenariat, ou bien si tu fais travailler l'argent des hôtes, ça, c'est l'investissement.

Speaker A

Donc, comment tu fais ?

Speaker A

Il te donne les clés, il te fait comprendre que c'est bien, il faut épargner, mais ça ne suffit pas.

Speaker A

Donc, je me suis rendu compte que l'argent que j'épargnais, peut-être que ça n'attendait que des problèmes.

Speaker A

Tu es d'accord avec moi, que d'abord, la pauvreté, c'est d'abord d'ici.

Speaker A

Donc, quand tu lis, tu te rends compte qu'en fait, tu manques même de connaissances.

Speaker A

Le gars va te parler par exemple de l'ABC de la finance, il va rentrer dans un certain nombre de détails.

Speaker A

Quand tu es un gars, tu viens d'un monde technique, quand je dis technique, qui n'a rien à voir peut-être avec le domaine de la finance et tout, tu appréhendes l'argent, on va dire la monnaie d'une certaine manière.

Speaker A

Mais le gars, il rentre, il te décortique cela.

Speaker A

Et tu te rends compte qu'il y a des choses que tu ne savais pas.

Speaker A

Et c'est bon à savoir.

Speaker A

Je vois tout autour de moi comme opportunité désormais.

Speaker A

Et c'est là que je me suis rendu compte que, en réalité, les opportunités étaient là, mais il y avait juste pas l'éducation pour mieux les voir.

Speaker A

Et j'ai essayé de créer un petit parallèle avec quelque chose qu'on a tous côtoyé.

Speaker A

Imagine-toi un seul instant, quelqu'un peut être intelligent, peut être brillant.

Speaker A

S'il est en quatrième et qu'il a un de ses aînés qui est en seconde, qui vient et qui fait cette petite courbe-là, la formule de l'intégrale et qui lui présente, bien qu'il soit intelligent, qu'il soit en quatrième, ça ne signifie rien pour lui.

Speaker A

Si ce dernier fait un sigma, il va regarder, il va dire mais attends, depuis quand on fait ça, ça c'est pas le chiffre 1, c'est pas 2, c'est pas 3, c'est quoi ?

Speaker A

Il ne peut donc pas résoudre une équation en lien avec une intégrale et avec le sigma, avec le logarithme inépérien.

Speaker A

Il ne peut rien faire.

Speaker A

Pourquoi ?

Speaker A

Parce qu'il n'a juste pas la connaissance.

Speaker A

Donc, même si on lui disait que En résolvant cette équation, le résultat que tu auras va te permettre de décanter une situation.

Speaker A

Lui, c'est sûr que ce n'est pas pour lui.

Speaker A

Il ne peut rien.

Speaker A

Il reste bloqué.

Speaker A

On te dit que le résultat que tu vas trouver te permettra de savoir laquelle des clés tu utilises pour sauver ton ami qui est dans une cage.

Speaker A

Il ne peut rien faire.

Speaker A

Et moi, c'est ça, c'est ce parallèle que j'écris.

Speaker A

Je me suis compris que l'éducation t'ouvre tellement l'esprit que tu commences à donner un sens aux choses qui sont autour de toi.

Speaker A

Tu vois la petite boutique qui est là à côté, on te dit à louer.

Speaker A

Ça commence à tourner dans ta tête.

Speaker A

Tu vois le petit terrain où on te dit à vendre.

Speaker A

Tu te dis mais si je prends en photo que je propose, tu peux avoir une commission.

Speaker A

Mais avant, tu dépasses.

Speaker A

Quand tu lis, tu vois, c'est un peu ça.

Speaker B

Tu jettes deux sujets sur lesquels je vais te relancer.

Speaker B

Mais avant, tu as parlé de Père Riche Père Pauvre.

Speaker B

Est-ce qu'il y en a d'autres ?

Speaker A

Oui, il y en a d'autres.

Speaker A

Moi, je vais te dire ce que j'ai lu.

Speaker A

J'ai lu Père Riche Père Pauvre.

Speaker A

C'était bon.

Speaker A

Je me suis dit, je ne m'arrête pas là.

Speaker A

J'ai lu Le cadran du cachelot du même auteur.

Speaker A

J'ai lu Guide pour investir du même auteur.

Speaker B

J'ai vu tout ça passer, mais je n'allais lui aucun.

Speaker A

Voilà, j'ai même lu d'autres livres encore du même auteur qui m'ont beaucoup aidé.

Speaker A

Et puis après, pour les questions de gestion, mal-admin, ça c'est plutôt d'entreprise.

Speaker A

J'ai lu « Réussir autrement » et puis « Arrêtons de bosser comme des fous ».

Speaker A

Et puis d'autres livres encore, quoi.

Speaker A

Mais vraiment, j'ai commencé à...

Speaker B

Le gars de Ruok.

Speaker A

Voilà, je commençais.

Speaker A

Et puis, celui que je considère aujourd'hui, lui ce n'est pas mon oncle, c'est mon père.

Speaker A

C'est MJ Demarco.

Speaker B

D'accord.

Speaker A

L'autoroute du millionnaire.

Speaker B

Je ne connais pas.

Speaker A

Pour moi, ce livre-là, si je te dis le nombre de fois que je l'ai lu, tu ne vas pas me croire.

Speaker A

Je l'ai lu en audio plus de 15 fois.

Speaker B

Wow, tu disais que l'éducation nous éclaire, nous fait voir les opportunités.

Speaker B

Et moi, j'ai toujours eu un postulat sur le fait que chez nous en Afrique, dans un contexte où beaucoup de gens sont par exemple diplômés sans emploi, mais ils ont quand même été très brillants à l'école, mais ils sortent d'école, ils finissent des formations qui ne sont plus forcément en phase avec ce que le marché demande, ou pour telle ou telle autre raison, n'arrivent pas à trouver d'opportunités.

Speaker B

ou même que des gens qui travaillent déjà mais qui ont quand même des emplois ou des opportunités plus ou moins précaires.

Speaker B

Mais quand moi je vois quelqu'un comme toi et je vois plein d'autres personnes qui ont quand même certaines activités mais qui voient des opportunités ci et là et qui font plein de choses à la fois, je me demande si ce n'est pas le point de s'éduquer autrement parce qu'on peut être éduqué à l'école sans être éduqué au challenge ou à la façon de voir les opportunités.

Speaker B

Je me demande si ce n'est pas là où se situe le problème.

Speaker A

Si, si, je suis d'accord avec toi.

Speaker A

Des gens peuvent être là, ils ont une formation, ils n'ont pas de boulot, mais ils ne s'éduquent pas.

Speaker A

Ces personnes ne s'éduquent pas sur comment faire quelque chose qui peut-être n'a rien à voir avec leur formation, mais qui peut leur permettre de créer de la valeur, créer de la richesse.

Speaker B

Justement, toi, tu es vendeur de terrain.

Speaker B

Je me le dis grossièrement comme ça.

Speaker A

Oui, on peut faire des choses.

Speaker B

Oui, mais tu l'as dit rapidement tout à l'heure, mais à quel moment tu deviens vendeur de terrain ?

Speaker A

Je t'explique.

Speaker A

Moi, je vois une opportunité.

Speaker A

Initialement, je pars pour acheter un terrain.

Speaker A

J'arrive.

Speaker A

Là, tu vas voir comment l'éducation financière aide.

Speaker A

J'achète le terrain.

Speaker A

Pendant que je suis en train de partir, je visite le terrain que je vais acheter.

Speaker A

Je suis dans une zone avec beaucoup de brousse, tout ça.

Speaker A

Pendant que je pars, je vois un monsieur qui vient vers moi, qui est sur un vélo.

Speaker A

Il me dit s'il vous plaît, attendez.

Speaker A

Il me fait comprendre qu'il a des terrains qui sont disponibles.

Speaker A

Si jamais je suis intéressé, il me laisse son numéro.

Speaker A

Et quand je rentre, parce que tout simplement, je pense, il y a l'éducation, sans que je ne le veuille, La tête commence à tourner.

Speaker A

Et qu'est-ce qui se passe dans la tête ?

Speaker A

Déjà, ce monsieur, s'il m'a interpellé, ça veut dire qu'il n'a peut-être pas la chance de voir des personnes venir dans cette zone.

Speaker A

Donc, c'est pour ça qu'il me parle de son opportunité.

Speaker A

Sinon, il aurait certainement parlé de ça à d'autres personnes.

Speaker A

Il se serait dit, il a fini.

Speaker A

Donc, de 1, moi, ça veut dire que je vois un produit.

Speaker A

Il faut juste que je trouve la clientèle.

Speaker A

Il faut que je trouve la cible.

Speaker A

Je regarde autour de moi.

Speaker A

Il y a des personnes qui, je pense, ont la capacité financière d'acheter les terrains, mais soit qu'ils n'ont pas le temps d'aller chercher parce que peut-être ces personnes bossent du lundi au vendredi et le week-end, ces personnes préfèrent peut-être faire autre chose.

Speaker A

Donc, il y a soit ça, soit les personnes ont peur de se faire gruger.

Speaker A

Donc, il y a plein d'autres choses.

Speaker A

Moi, qu'est-ce que je fais ?

Speaker A

Je me dis bon, il faut que je mette en relation ces gens qui vendent le terrain et puis mes contacts potentiels qui peuvent être intéressés par le terrain.

Speaker A

Et donc, c'est dans ça que je me retrouve en train de proposer des terrains et je vends des terrains.

Speaker B

Nouvelle source de revenus débloquée.

Speaker A

Et je te dis, plein d'amis cherchent et achètent des terrains.

Speaker B

Moi, ça me fait penser à quelque chose que je dis souvent.

Speaker B

Moi, étant d'un domaine, je suis designer de base et il y a une phrase qui m'a toujours sonné mal à l'oreille, ça m'horripille au plus profond.

Speaker B

La définition que les gens ont de l'inspiration.

Speaker B

Quand tu dis à un graphiste, fais-moi un logo, fais-moi ceci.

Speaker B

Bon, le gars te met dans un truc comme si l'inspiration c'est Eureka quoi.

Speaker B

Tu es là et puis boum, tu es inspiré, l'idée te vient et qu'on sort et tout.

Speaker B

Mais moi, j'ai toujours pensé, j'ai toujours cru, et je le crois fermement, j'ai même lu des trucs dessus, que l'inspiration, en fait, c'est quelque chose que tu découvres de par la façon dont tu t'es nourri.

Speaker B

C'est-à-dire que ça arrive, c'est une connexion qui vient de...

Speaker B

Tu as lu un livre, tu as fait une activité, tu as discuté avec quelqu'un.

Speaker B

Donc, plus tu te cultives, plus tu es susceptible d'être inspiré.

Speaker B

Et donc...

Speaker B

Plus tu te cultives, plus tu t'éduques, plus tu vois les opportunités, tu fais des connexions là où les gens ne feraient pas ces mêmes connexions-là.

Speaker A

Si je ne m'abuse pas, je vais te dire une citation de Pablo Picasso.

Speaker A

Il dit l'inspiration vous trouve au travail.

Speaker B

C'est quand vous travaillez, c'est quand vous.

Speaker A

Faites des choses, c'est quand vous êtes en activité qu'une inspiration vient.

Speaker B

C'est une autre façon de dire que c'est en forgeant qu'on devient forgeur.

Speaker A

C'est quelque chose qu'on découvre à force de faire.

Speaker A

Et c'est exactement ça, comme tu l'as dit.

Speaker B

À quel moment est-ce qu'on devient dépendant financièrement ?

Speaker A

En fait, c'est deux choses.

Speaker A

On va faire un petit calcul mathématique.

Speaker B

Ne me perds pas.

Speaker A

Non, je ne vais pas te perdre.

Speaker A

Dans un premier temps, tu peux dépenser plus que ce que tu gagnes.

Speaker A

Tu peux dépenser aussi tout ce que tu gagnes.

Speaker A

Il faut pouvoir dépenser moins que ce que tu gagnes.

Speaker A

Ça, c'est un.

Speaker A

De deux, ce que tu as gagné, il faut essayer de fructifier ce que tu as gagné de sorte à ce que tu sois autosuffisant financièrement.

Speaker A

Il y a un terme, il faut que je me souvienne de ce terme-là, on parle de capacité d'autofinancement.

Speaker A

Il faut que ta capacité d'autofinancement soit à un tel niveau que, même si tu n'es plus en train de faire, tu n'es plus en activité, tu n'es plus en train de bosser, ou c'est ton effort personnel, que tes sources de revenus puissent te permettre de maintenir ton train de vie.

Speaker A

Et ça, tu ne peux atteindre ce niveau-là que si tu as trouvé des bons produits d'investissement dans lesquels tu mets ton argent.

Speaker B

L'Autosuffisance.

Speaker B

Tu y es déjà, non Prince ?

Speaker B

Non, je crois pas.

Speaker B

Oublie les caméras.

Speaker A

Je crois pas, je crois pas, je crois pas.

Speaker A

Pas encore, pas encore.

Speaker A

Bon, mais pas loin.

Speaker A

Je ne sais même pas à quel niveau je me situe.

Speaker B

Mais ce que je veux savoir, c'est...

Speaker A

On se cherche.

Speaker B

C'est quoi ta vision de l'investissement ?

Speaker B

En fait, si quelqu'un doit commencer aujourd'hui, tu suggérerais quoi ?

Speaker B

De par ton expérience, de par les choses que tu as expérimentées.

Speaker B

Quelles sont des pistes ?

Speaker B

C'est vrai, on ne donne pas de conseils d'investissement ici, mais là, on parle de ton expérience, de ce que toi, tu penses qui sont des pistes intéressantes.

Speaker A

Déjà, et un premier élément, c'est l'assurance et pas une vie.

Speaker A

Pourquoi c'est intéressant ?

Speaker A

Parce que c'est une épargne que tu constitues.

Speaker A

Il y a un petit plus, un petit chouïa là-dessus que tu payes pour l'assurance.

Speaker A

Et ce que la maison d'assurance te garantit, c'est que à la fin de la période, qui peut être de 10 ans ou plus, ton épargne t'es reversé entièrement.

Speaker A

Mais si sur le chemin, il advenait que le Seigneur te rappelle, le capital qui devrait être donné après les dix ans, on cumule le tout et on le donne à tes endroits.

Speaker A

Donc ça déjà, c'est un élément de sécurité.

Speaker A

Parce que tu peux avoir Voilà le désir de faire des choses, mais tout dépend pas de nous.

Speaker B

La vie n'est pas un long fleuve.

Speaker A

Voilà, c'est ça.

Speaker A

On sait jamais à quel moment les choses peuvent s'arrêter.

Speaker A

Donc déjà ça, ça va te forger d'un premier temps à être discipliné.

Speaker A

Voilà, tu sais pourquoi tu le fais.

Speaker A

Il faut que ce qui te pousse à le faire, ce soit l'amour que tu as pour tes proches, ce qui va faire qu'à aucun moment tu vas chercher à les toucher.

Speaker A

Ça, c'est un élément.

Speaker A

Deuxième élément, la bourse.

Speaker A

Il faut investir en bourse.

Speaker A

N'oublions pas, j'ai parlé d'éducation.

Speaker A

Il faut s'éduquer, il faut aller investir en bourse.

Speaker A

Donc, tu cherches une école où tu vas t'éduquer.

Speaker A

La bourse, ça existe.

Speaker A

Il y a l'école de la bourse qui est là.

Speaker A

Les gens peuvent chercher sur Internet.

Speaker A

Ils font des formations, tu t'éduques et tu vas investir en bourse.

Speaker A

Donc, tu achètes des titres, des actions, des obligations.

Speaker A

Tu mets ton argent dedans.

Speaker A

La bonne nouvelle, si tu investis dans des entreprises que tu as bien étudiées, tu peux te retrouver chaque année à obtenir des dividendes.

Speaker A

Et aussi, le cours de l'action peut augmenter.

Speaker A

Donc imagine, tu as acheté une action à 5000.

Speaker A

Et puis, après deux ans, le cours de l'action passe à 10 000.

Speaker A

Ça veut dire que tu avais mis 500 000 là-bas, t'es 500 000, ça va devenir 1 million.

Speaker A

Pour pouvoir bénéficier de ta 1 million, il faut vendre des actions.

Speaker A

Mais ça représente quelque chose.

Speaker A

Souvent, quand les gens vont faire le calcul sur le temps, ces personnes vont se dire, bon là, peut-être j'ai 40 ans.

Speaker A

Si j'avais commencé ça pendant que j'avais 20 ans, Avec les effets cumulés, j'aurais eu certainement énormément d'argent.

Speaker A

Mais c'est personne qui le dit.

Speaker A

Oublie souvent que leurs enfants n'ont peut-être même pas encore 20 ans.

Speaker B

Pourquoi ne pas faire pour les enfants ?

Speaker A

C'est ça.

Speaker A

J'entends la même chose sur d'autres investissements.

Speaker A

Par exemple, l'achat de terrain.

Speaker B

Ah là, le prisme que tu as.

Speaker A

L'achat de terrain.

Speaker A

Tu présentes le terrain au monsieur, il te dit c'est loin.

Speaker A

C'est loin pour toi, pas pour tes enfants.

Speaker B

Ah mais là, tu viens d'être débloqué, tu viens de débloquer quelque chose.

Speaker A

Donc, assurance et pas une vie.

Speaker A

Top, c'est la sécurité.

Speaker A

Voilà, on ne sait jamais à quel moment tu peux vouloir faire beaucoup de choses, mais après deux ans, trois ans, tu peux mourir.

Speaker A

C'est la vie.

Speaker A

Il faut que tes enfants, ils aient le fruit des dix années que tu allais obtenir.

Speaker A

Donc, tu peux jouer sur ça.

Speaker A

Deuxième chose, je parlais de la bourse.

Speaker A

Tu peux mettre ton argent dedans.

Speaker A

Troisième, j'ai parlé de l'immobilier, l'achat de terrain.

Speaker A

De tes trois dont j'ai parlé, il n'y a pas d'entrepreneuriat dedans.

Speaker A

Ça ne nécessite pas d'une activité venant de toi.

Speaker B

C'est passif.

Speaker A

C'est passif.

Speaker A

Parce que souvent, on veut faire des choses, mais on n'a peut-être pas le temps.

Speaker A

Et même quand on a le temps aussi, on n'a pas d'idées.

Speaker A

OK, forme-toi, voici des choses qui existent.

Speaker A

Tu peux acheter un terrain à 3 millions et puis, quatre ans plus tard, la valeur peut passer à 15 millions, à 20 millions.

Speaker A

Moi, il y a ma sœur qui me parlait du chemin d'un de ses amis qui, en l'an 2000, si je m'abuse, achetait un terrain pratiquement à 900 000 dans une zone Ou aujourd'hui, je pense 20 ans plus tard, donc en 2020, il a acheté, il a vendu le terrain à 105 millions.

Speaker B

En 2000, en l'an 2000.

Speaker A

Donc 20 ans plus tard, il a vendu à 105 millions.

Speaker A

Maintenant, les gens vont te dire, oui, l'inflation, mais 105 millions d'aujourd'hui, c'est de l'argent.

Speaker A

Oui, c'est beaucoup d'argent.

Speaker A

105 millions aujourd'hui, c'est beaucoup d'argent.

Speaker A

C'est vrai que ça passe, les 105 millions de trucs, mais c'est 900 000 zones, les 105 millions.

Speaker A

Pourquoi ?

Speaker A

Parce qu'en temps, il y a eu une certaine densité en termes de population dans la zone, il y a eu des infrastructures qui ont été créées.

Speaker A

Donc le terrain, prendre de la valeur.

Speaker B

Moi, je prends vraiment le point que tu as matelé tout à l'heure.

Speaker B

Ce n'est peut-être plus moi qui vais profiter de ça, mais je peux que pour mes enfants, ce soit une mine d'or.

Speaker A

Bien sûr.

Speaker B

Il y a aussi le point que tu as abordé par rapport à la bourse.

Speaker B

et j'ai envie de faire un clin d'œil, qu'on fasse un clin d'œil à Dabafinance.

Speaker B

J'imagine que tu l'utilises.

Speaker A

Oui, oh là là, j'utilise.

Speaker B

C'est le moment de faire découvrir le garçon.

Speaker A

Effectivement.

Speaker A

Là, je salue Boum, qui est le CEO, le cofondateur.

Speaker B

Très sympa et quelqu'un de très dense aussi.

Speaker B

J'ai plus de plaisir à l'écouter sur ton podcast.

Speaker A

Le cofondateur de Dabafinance.

Speaker A

C'est une application que j'utilise au quotidien.

Speaker A

tu peux directement acheter les actions sans avoir une mise de départ très élevée.

Speaker A

Et puis tu suis l'évolution des actions chaque jour.

Speaker B

J'ai commencé à me positionner un peu déçu à voir comment ça marche et tout.

Speaker A

Encore une fois, comme tu l'as dit au début, c'est pas un conseil en investissement.

Speaker A

Parce que je ne suis pas en train de dire aux gens les actions que moi j'ai achetées.

Speaker A

Mais je te dis, ça fait peut-être maintenant 5 mois ou 6 maintenant que je suis sur l'application, je suis à plus de 30%.

Speaker A

Wow.

Speaker A

T'avais dit que si j'ai mis 100 000, aujourd'hui j'ai 130 000.

Speaker A

Si j'ai mis 1 million, aujourd'hui j'ai 1,3 million si je vends les actions.

Speaker A

Si j'ai mis 10 millions, aujourd'hui j'ai 13 millions si je vends les actions.

Speaker A

Ce n'est pas rien.

Speaker B

J'ai reçu les 100 millions que tu as mis, on est à 4 millions.

Speaker A

Tu vois un peu.

Speaker A

Donc ça, et comme on dit, c'est du passif.

Speaker A

Et même si je ne rétire pas cet argent, lorsque ces entreprises dans lesquelles j'ai investi vont payer les actions, elles vont payer les dividendes, moi, je vais rétribuer.

Speaker A

Ce qui me plaît, c'est que j'ai des notifications.

Speaker A

Je vois, par exemple, que le cours de l'action a baissé.

Speaker A

Donc, ça me pousse à dire, OK, c'est le moment d'acheter.

Speaker B

Non, vraiment, big shout out à Boumé et à son équipe.

Speaker B

Franchement, j'ai découvert grâce à toi.

Speaker B

Je fais quelques petits trucs dessus de façon, et je pense que plus d'un peut faire ça.

Speaker B

On va mettre le nom et même mettre le lien pour ceux que ça intéresserait.

Speaker B

Tout à l'heure, quand tu as énuméré les pistes pour investir, tu as dit que l'entrepreneuriat n'est pas dedans jusque-là.

Speaker B

Mais justement, toi, tu es entrepreneur.

Speaker A

Pourquoi je l'ai dit ?

Speaker A

Parce que le fait que des personnes n'aient pas le temps, ça ne veut pas dire que ces personnes ne peuvent pas investir.

Speaker B

En effet.

Speaker A

Quelqu'un peut ne pas avoir la fibre entrepreneuriale.

Speaker B

Tout le monde n'a pas le devoir de l'avoir.

Speaker A

Tout le monde peut-être pourrait, c'est fermé à personne, mais peut-être tout le monde, comme tu le dis, ne doit pas, ne devrait pas.

Speaker A

Si la personne ne fait qu'épargner et que la personne, comme on le dit, ne fait pas travailler son argent, il arrivera un moment où la personne ne sera plus en activité.

Speaker A

C'est ça.

Speaker A

Le train de vie de la personne va forcément baisser.

Speaker A

Parce que oui, t'en épargnes.

Speaker A

Et là, tu consommes, t'as plus rien.

Speaker A

T'étais peut-être...

Speaker A

Tu avais souscrit à une caisse nationale, à la caisse nationale des prévalences sociales.

Speaker A

Si tu es dans le privé ou à la Ségrae, si tu es au niveau du public et tout, ils vont te reverser.

Speaker A

Je pense qu'il y a le FIDRA, c'est un autre fonds des retraités.

Speaker A

ou à te reverser de l'argent au fur et à mesure, mais c'est as usual, c'est pour pouvoir te maintenir, manger, voilà.

Speaker A

Par contre, quand pendant que tu es en activité, tu sais prendre un peu de cet argent là, pour essayer des choses.

Speaker A

Moi, je te dis, une fois, je suis allé dans une SGI et une chose qui m'a motivé, c'est de voir un type de personnage entrer dans cette SGI.

Speaker A

C'était un monsieur qui était vraiment habillé, comme on va dire, en paysan.

Speaker A

Il était venu voir à quel niveau son portefeuille d'action se trouve.

Speaker A

Tu vois, ça m'a motivé, j'ai fait la bonne place.

Speaker A

Pour dire que pour quelqu'un qui n'a pas le temps, qui n'a pas d'idées, qui ne peut pas se lancer dans l'entrepreneuriat, qui ne veut même pas avoir à faire cela, la personne peut chercher des pistes d'investissement.

Speaker A

Et parmi celles qui existent, il y a La bourse, il y a les terrains, l'assurance, l'assurance vie qui peut être considérée comme un système de sécurité.

Speaker B

À la fin, c'est un capital que tu récupères et qui peut être intéressant.

Speaker A

Et si jamais, comme on dit ici, la vie te prend avant, on se rend compte effectivement que c'était un investissement, parce que tu obtiens plus que ce que tu as mis là-dedans.

Speaker A

Donc, c'est pour cela que j'ai dit, maintenant, la piste de l'entreprenariat, ça, c'est pour des personnes qui ont le temps.

Speaker B

Et qui aime souffrir.

Speaker A

Oh, je n'ai pas envie de dire ça.

Speaker B

Non, je n'ai pas envie de dire ça.

Speaker B

Ah bon ?

Speaker A

Non.

Speaker A

Dans le cadran du Cashflow, mon oncle Robert, il dit du côté gauche du cadran, tu as le salarié.

Speaker A

Tu as le travailleur autonome, celui qu'il appelle travailleur autonome, c'est peut-être le gars qui vient arranger la clim, peut-être le dentiste, qui le jour où ce dernier ne travaille pas, c'est difficile pour lui d'avoir de l'argent.

Speaker A

Le plombier.

Speaker A

Et puis du côté droit, il présente l'entrepreneur et puis l'investisseur.

Speaker A

Et il dit, le pas pour passer de la gauche vers la droite, il faut prendre des risques.

Speaker B

En effet.

Speaker A

Pour pouvoir investir, il faut risquer son argent.

Speaker A

Pour pouvoir entreprendre, il faut aussi risquer son argent, il faut risquer du temps, tout et tout.

Speaker A

Donc, sur l'aspect de l'entrepreneuriat, tu peux être salarié et être entrepreneur.

Speaker A

Tu peux faire les deux.

Speaker A

C'est possible.

Speaker B

J'ai envie, basiquement, de te demander comment.

Speaker A

Comment ?

Speaker A

Je vais te donner un exemple.

Speaker A

Le salarié, il vend son temps pour avoir de l'argent.

Speaker A

L'entreprenariat qui sera difficile pour lui, ce serait une activité où il est obligé aussi de vendre son temps.

Speaker A

Ça, ça va être difficile pour lui.

Speaker A

Alors qu'en entrepreneuriat, il n'y a pas seulement la piste de vente de temps.

Speaker A

Tu peux vendre aussi des produits.

Speaker B

En effet, vendre des terrains.

Speaker B

Non, mais j'aime beaucoup, j'aime beaucoup.

Speaker A

Tu peux vendre des produits, vendre des livres, par exemple.

Speaker A

Quand j'étais salarié, c'est là que j'ai lancé la boîte qui vendait des livres, qui vendait des bouquins.

Speaker A

Entre midi et deux, si je suis de passage dans la zone où quelqu'un a commandé, bon bah je donne.

Speaker A

À la descente, bon bah je donne le bouquin.

Speaker A

Je ne peux pas te dire le nombre de personnes qui ont été motivées par ça parce que je venais dans.

Speaker B

Une 4x4, bon les gars ils s'en.

Speaker A

Allaient à voiles, ils ont reçu une moto.

Speaker A

Et puis quand je viens, et puis je...

Speaker A

Alors que le gars, il m'a peut-être parlé d'une certaine manière au téléphone.

Speaker A

Et puis quand il se rend compte que c'est un bivouac, qu'il venait dans une 4x4, c'est un peu bizarre.

Speaker A

Donc le gars, il se rend compte qu'il est dans une zone de confort et qu'il peut faire aussi.

Speaker A

Donc il y a certaines personnes qui ont voulu me mettre des revendeurs.

Speaker A

Tu vois un peu ?

Speaker A

Ça prend pas de temps.

Speaker A

Tu prends les commandes, le lendemain, tu donnes à un livreur, qui est venu peut-être très tôt récupérer, il est parti.

Speaker B

Je veux insister sur ce que tu as dit.

Speaker B

Ou mieux, tu vas livrer toi-même.

Speaker A

Oui, pour certains, tu vas livrer quand t'as un peu de temps.

Speaker B

Parce que moi, je ramène ça à celui qui n'a pas d'activité.

Speaker B

Là, tu parles de quelqu'un qui a des activités.

Speaker A

Oui.

Speaker B

Et la vie d'adulte aussi, on est confronté des fois au fait qu'on n'a pas d'activité.

Speaker A

Exactement.

Speaker B

Et on ne devrait pas estimer que, oui, ça, c'est quelque chose que je peux faire, ça, c'est quelque chose que je ne peux pas faire.

Speaker A

Bon, pour moi, on ne doit même pas avoir honte pour faire certaines activités parce que souvent, les choix, non, ça, ça ne me ressent pas.

Speaker A

Non.

Speaker A

Il y a des choses qui ne ressemblaient pas à certaines personnes et c'est là-dedans qu'elles ont totalement réussi.

Speaker A

Moi, je connais l'histoire, je connais l'histoire de certaines personnes qui bossaient et après, qui ont laissé tout pour aller vendre du riz en face de leurs anciens bureaux.

Speaker A

Mais parce que le gars, il a vu l'opportunité.

Speaker A

Mais ce gars-là, c'est difficile, il n'arrive pas à manger.

Speaker A

Il parcourt peut-être certains kilomètres.

Speaker A

Lui, il sait faire du riz.

Speaker A

Il a laissé son boulot, il est venu, il a fait son kirks devant.

Speaker B

Il avait déjà un marché potentiel, il a saucé l'intrus qui connaissait la maison.

Speaker A

Tu vois un peu.

Speaker A

Donc, pour te dire, ça, on peut être salarié et être entrepreneur.

Speaker A

On peut être salarié et être investisseur.

Speaker A

C'est possible.

Speaker A

On peut être travailleur autonome et être investisseur.

Speaker A

C'est possible.

Speaker A

On peut être entrepreneur et investisseur.

Speaker A

On peut être investisseur et être entrepreneur.

Speaker B

Donc, il y a une mise possible à faire entre différents joueurs.

Speaker A

Maintenant, ce qui est conseillé, c'est que le travailleur autonome, il faut qu'il puisse à un moment, peut-être, migrer vers une fonction d'entrepreneur.

Speaker A

Parce qu'on dit que l'entrepreneur, c'est quelqu'un qui met en place un système, qui a la capacité de faire travailler les autres et qui a son business qui peut tourner, même s'il n'est pas là.

Speaker B

Je ne le dirai jamais assez, je pense que tu ne me contrediras pas, c'est le mythe de l'entrepreneur.

Speaker B

Je pense que ce bouquin-là, c'est un must pour faire ce switch-là, en effet.

Speaker B

J'ai envie de te demander, c'est quoi En rapport au plaisir aujourd'hui, est-ce que tu penses qu'on peut avoir cette discipline-là sans se priver ?

Speaker A

Sans se priver ?

Speaker A

Non, on se prive.

Speaker A

Il y a plein de choses dont je me prive.

Speaker A

Mais toutes les choses dont je ne me prive pas sont des choses qui sont planifiées.

Speaker B

Donc pour te faire plaisir, c'est planifié ?

Speaker A

C'est planifié.

Speaker A

C'est planifié.

Speaker A

Je ne ferai pas quelque chose d'un coup de tête.

Speaker B

J'ai envie de venir en stage chez toi.

Speaker B

J'ai envie de venir en stage chez toi.

Speaker A

C'est planifié.

Speaker A

Mais regarde, il y a même un système qu'on a voulu installer à la maison, qu'on avait besoin.

Speaker A

Chéri, on le fait à tel moment.

Speaker A

C'est bon, on en a besoin, on le fait à tel moment.

Speaker A

On ne le fait pas sur un coup de tête.

Speaker A

Et même quand on veut le faire, on cherche le fournisseur qui peut nous donner peut-être certaines modalités de paiement.

Speaker A

C'est vrai, on peut le faire from scratch, on peut le faire tout d'un coup, mais on se dit, on peut fructifier l'argent aussi d'une autre manière.

Speaker A

Donc, ce qu'on met un peu en avant, c'est quelqu'un qui peut nous faire confiance, qui ne souffrirait pas en nous faisant ce crédit fournisseur, et puis on rentre dedans.

Speaker B

En fait, tu me fais penser à la phrase qui dit que ceux qui s'enrichissent, c'est ceux qui font plus crédit.

Speaker B

En fait, et ça emmène encore à un premier point.

Speaker B

Si tu veux t'enrichir, c'est à dire que...

Speaker B

Tu veux acheter une voiture, je dis n'importe quoi, à 10 millions, tu ne sors pas 10 millions cash.

Speaker B

Et même, il y a d'autres systèmes ailleurs, les européens.

Speaker B

Franchement, c'est sur le crédit que tout fonctionne.

Speaker B

Même l'iPhone que l'on achète cash ici, on estime qu'on est bien, qu'on sort et tout.

Speaker B

Les gars, c'est 12 mois.

Speaker B

Donc, les riches ont compris que ce n'est pas en sortant les 10 millions pour aller acheter la voiture dont j'ai besoin pour faire mon activité qui est la meilleure option.

Speaker B

Donc, il faut bâtir une crédibilité.

Speaker B

pour que les gens aient confiance en moi et me laissent la voiture en payant en 3 mensualités ou en payant sur 12 mois.

Speaker B

Et l'argent, ça ne veut pas dire que je n'ai pas l'argent.

Speaker B

L'argent qui était là, ça me permet de faire autre chose, de tourner pour être prêt pour payer l'autre.

Speaker B

Il y a quand même des subtilités et quand on ne le dit pas de façon très claire comme ça, ce n'est pas évident de le voir.

Speaker B

Parce qu'on est dans un environnement où on veut être tous propriétaires un coup.

Speaker B

On veut dire c'est à moi, je l'ai fait.

Speaker B

Il y a une certaine fierté, satisfaction qu'on trouve dans le fait d'être homme capable ou femme capable.

Speaker B

Mais ça ne devrait pas être le cas.

Speaker A

D'après quelqu'un, ils disent qu'on est tous locataires ici.

Speaker A

Ça dit, on est tous locataires.

Speaker B

On est tous locataires.

Speaker A

Donc, si tu peux payer au fur et à mesure et finir par solder, c'est plus digestible pour toi, c'est bon.

Speaker A

Et il y a un autre élément qui est aussi important, c'est que très souvent, les gens se gênent à vouloir prendre du crédit parce que ces personnes se disent Ce crédit que je prends, ce prêt que je prends, c'est un prêt à la consommation.

Speaker A

C'est-à-dire que je vais l'utiliser pour acheter quelque chose qui ne va pas me donner de l'argent.

Speaker A

Donc, je ne le prends pas.

Speaker A

Il n'y a pas de souci.

Speaker A

On comprend.

Speaker A

Je suis d'accord avec ce qu'ils font et si, si et seulement si, ces personnes n'ont pas d'autres activités où elles peuvent mettre leur argent pour le fructifier.

Speaker A

J'ai la possibilité de prendre, comme tu dis, un téléphone à 200 000, je préfère dire comme ça, un téléphone à 200 000.

Speaker A

J'ai une autre option où on me propose un crédit à consommation, un prêt à la consommation peut-être de 200 000.

Speaker A

Je me rends compte que ces 200 000, je vais finir par payer 240 000 après peut-être six mois.

Speaker A

Mais je n'aurais rien fait de mes 200.000 même que j'ai, que j'aurais pu utiliser pour ça.

Speaker A

Mon frère, prends tes 200.000 dollars chez ton téléphone, ne vas pas prendre le prêt.

Speaker A

Par contre, si tu as le choix en prenant le prêt, d'utiliser tes propres 200 000 pour mener une activité qui va faire que ces 200 000 vont devenir 400 000.

Speaker A

Mais va vers le près.

Speaker B

Je m'en vais te demander.

Speaker B

Pour moi, c'est la dernière question.

Speaker B

C'est ce sur quoi on est en train de chuter.

Speaker A

Je ne veux pas que ce soit la dernière.

Speaker B

Tu ne veux pas alors ?

Speaker A

C'est tellement intéressant.

Speaker A

Parce que j'ai même l'impression que je.

Speaker B

N'Ai pas tout dit.

Speaker B

Ah oui ?

Speaker A

C'est vrai qu'on ne peut pas tout dire.

Speaker B

Mais justement, j'allais te demander aussi s'il y a des points que tu veux aborder et qu'on n'a pas forcément abordé.

Speaker A

En fait, pour revenir un peu à l'entrepreneuriat, C'est vrai, on a dit quelqu'un peut travailler et puis faire certaines choses et tout.

Speaker A

Je pense que déjà, on ne doit pas avoir honte d'une quelconque activité.

Speaker A

Je te rappelle, j'ai reçu quelqu'un ici qui a un diplôme d'ingénieur, mais qu'il est soit à faire du barman mobile.

Speaker A

Vous pouvez la connaître, mais pourquoi tu n'as pas honte de le faire ?

Speaker A

Il dit que tout dépend de ses objectifs.

Speaker A

S'il pense que l'argent qu'il va avoir, va lui permettre d'acheter un cadeau pour son épouse, de faire plaisir à ses parents.

Speaker A

Ce sont des choses qui le motivent.

Speaker B

On en revient au why.

Speaker A

On en revient au why.

Speaker A

Donc, ça le booste.

Speaker A

Ça fait qu'il ne tient pas compte du regard des autres.

Speaker A

Et demain, peut-être les gens vont le voir, ils seront surpris.

Speaker A

Mais attends, tiens, comment ça se fait qu'il a construit telle chose, telle chose, telle chose ?

Speaker A

Mais c'est parce que peut-être en after, il gagne peut-être même beaucoup plus que dans le salariat.

Speaker A

Tu vois ?

Speaker A

Moi, se voler sur la honte, il est important.

Speaker A

Il ne faut pas avoir honte de ce qui peut te donner à manger.

Speaker B

En effet.

Speaker A

Moi, je te dis, quand j'ai commencé à vendre des bouquins, il y a certaines personnes qui se disaient peut-être c'est parce que tu n'es pas suffisamment payé.

Speaker A

que tu veux colmater un peu les brèches.

Speaker A

Vous ne savez pas ce qu'il y a dedans.

Speaker A

J'ai lu quelque part qu'un business à plus de 15 %, et là, j'espère que je ne trahis pas des personnes du domaine parce que chacun a ses coûts, c'est Z entrepreneur, c'est une page sur Instagram.

Speaker A

Ils te font des petites images avec des trucs.

Speaker B

Carousel avec.

Speaker A

Exactement.

Speaker A

On dit un business à plus de 15 % ne se trouve pas, il se crée.

Speaker A

Mais dans la vente des bouquins, tu peux faire du 30, du 40.

Speaker A

Tu es un bon fournisseur, il te fait un crédit.

Speaker A

Paye à 90 jours, à 120 jours.

Speaker A

Avec souvent, même avant de payer, tu as déjà écoulé les bouquins.

Speaker A

Donc, en réalité, tu te rends compte que tu es...

Speaker A

Il a juste fallu pour toi d'y être.

Speaker A

Mais c'est bénéfique à tous les niveaux pour toi.

Speaker A

Et pourquoi j'en parle ?

Speaker A

Parce que quelqu'un peut se dire, mais pour commencer à acheter des livres, il faut que tu aies un capital.

Speaker A

Et c'est des activités, c'est de la vente, t'as pas besoin de capital.

Speaker A

C'est de l'intermédiation.

Speaker A

Moi, si je vois en statut un produit vendu par quelqu'un qui, je pense être un bon produit, en statut WhatsApp, qui peut intéresser Mes amis, les personnes qui me côtoient.

Speaker A

Je peux prendre une photo, je fais une capture.

Speaker A

Je peux mettre aussi un statut.

Speaker A

Et je regarde ce que ça donne.

Speaker B

Ça, je pense que c'est aussi une masterclass qu'on voit autour de nous et qu'on ne se rend pas compte.

Speaker B

Moi, je vois...

Speaker B

Quand je vois les gars aller à China Mall, aller prendre la photo des produits à China Mall, aller mettre une statue.

Speaker B

Moi, j'ai surpris quelqu'un.

Speaker B

Il n'est même pas allé acheter le produit.

Speaker B

Je sais qu'ils ont même deux approches.

Speaker B

Il y a certains, ils sont en deal avec les gars, les réunis et tout.

Speaker B

Quand les produits viennent en stock, les réunis les informent.

Speaker B

Des fois, même les réunis cachent les produits.

Speaker B

Ils ont leur deal là.

Speaker B

Et lui, il vient acheter tous les produits.

Speaker B

Il garde en stock.

Speaker B

Lui, il va vendre ça sur Facebook Market.

Speaker B

Mais j'ai surpris quelqu'un qui, lui, n'avait même pas le produit.

Speaker B

Il l'a mis sur Facebook Market.

Speaker B

J'ai commandé.

Speaker A

Il est allé acheter.

Speaker B

Il est allé acheter.

Speaker B

En fait, le livreur s'est pointé avec le sac au China Mall.

Speaker B

Je me suis dit, mais oui, ils m'ont eu.

Speaker A

En fait, tu vois le truc.

Speaker B

Et ils font du 50-100% de bénéfice.

Speaker A

Pour dire que quand tu comprends que le produit est moins important que le marché, c'est-à-dire ceux qui vont acheter, Tu regardes ton WhatsApp, tu vois juste quand tu mets une petite citation, le nombre de personnes qui regardent, 200 personnes.

Speaker A

Tu te dis mais si j'avais mis un produit, peut-être que tu sais 200 personnes, si même ne serait-ce que 10% de ces 200 personnes.

Speaker A

Non, 1%.

Speaker A

Si 2 personnes t'intéressaient, qu'est-ce que ça peut me donner ?

Speaker A

Et moi, j'assais cette question, je me dis, ça peut me permettre de faire mon réabonnement canal, quoi.

Speaker A

Je ne vais pas aller chercher ça dans d'autres sources de revenus, mais c'est quelque chose d'autre qui est venu.

Speaker A

Tu vois, je le dis pour dire que.

Speaker A

On n'a pas forcément besoin d'un capital au début, l'idée, le désir de rendre service et après celui qui est le fournisseur et qui va voir que il y a un marché qui vient de toi, mais il peut te faire une remise pour te permettre d'avoir une plus-value.

Speaker A

Tu sais, j'ai vendu des vêtements de dame.

Speaker A

Non, je te dis.

Speaker B

Qu'est-ce que tu ne lui as pas fait dire ?

Speaker A

Je salue Mariam Kamagaté.

Speaker A

Je n'ai pas son nom de femme mariée, mais j'allais chez elle à domicile.

Speaker A

Elle avait un couturier qui était là, elle lui montrait les modèles qu'elle voulait qu'il faisait.

Speaker A

Moi, je regarde les modèles, j'achète.

Speaker A

100 000, 150 000, peut-être 200 000, je ne sais pas.

Speaker A

Je viens.

Speaker A

Elle avait un bon mannequin, donc une dame, plusieurs dames qui posaient bien.

Speaker A

Elle prenait les photos, elle m'envoyait les photos.

Speaker A

Et puis moi, je postais, j'ai vendu tout.

Speaker A

Elle me faisait un prix préférentiel, j'ai tout vendu.

Speaker A

À chaque fois, je partais me réhabiliter, je vendais tout.

Speaker A

Après, j'étais là une fois, j'ai vu que sur les réseaux, il y a des gens qui vendaient des pagnes.

Speaker A

La partie de l'actualité des pagnes, c'est qu'ils présentaient ça un peu très bien, un peu comme des fleurs.

Speaker A

Et c'était à Marcoury.

Speaker A

Je dis, mais en tout cas, ça peut passer.

Speaker A

J'arrive, je suis allé les voir, je dis, maintenant, ça, ça m'intéresse.

Speaker A

Ils m'ont dit, vous voulez combien ?

Speaker A

Je dis, tout votre panier, tout le sac.

Speaker A

Ils ont compté, c'est tout là, peut-être 150 000, 200 000.

Speaker A

J'ai tout pris.

Speaker A

Je suis venu, je mets un statut.

Speaker A

Tout vendu.

Speaker A

Pour la petite histoire.

Speaker A

Mon épouse, aujourd'hui, elle était ma cliente.

Speaker A

Pendant que je faisais un peu la cour et tout, quelque part, elle a commandé.

Speaker A

Elle a commandé dix, je ne sais pas, elle voulait faire des vêtements, elle a commandé dix.

Speaker A

Puis quand je suis arrivé, on a fait le prix, j'ai pris l'argent tranquillement.

Speaker B

On ne mélange pas.

Speaker A

La petite histoire qu'elle s'est rapprochée après de ses soeurs et ses cousines, ses soeurs ont dit « Attends, il t'a vendu ?

Speaker A

» Mais ce gars n'a pas compté sur moi.

Speaker B

Non, c'est un gars concentré.

Speaker A

J'ai vendu clairement, sans remise.

Speaker A

J'ai vendu le truc.

Speaker A

Mais là encore, et pour les prochaines fois, avec ces mêmes fournisseurs, à un moment, je n'achetais plus.

Speaker A

Je dis, quand vous avez les images, envoyez les images, moi je publie.

Speaker A

Je te dis, mon DG d'alors, il devait être pour la fête des mères, il devait offrir un cadeau.

Speaker A

Dernière minute, il n'avait pas pris.

Speaker A

Il a même pris un panier avec moi.

Speaker A

Tu t'imagines ?

Speaker A

Mais tout ça, ça ramenait de l'argent.

Speaker A

Peut-être que les pagnes, peut-être que je vais les vendre à 10 000 ou 15 000, je ne sais plus.

Speaker A

Peut-être que je pourrais avoir peut-être 3 000 là-dessus.

Speaker A

Mais je veux dire que ce sont des choses qu'on peut faire.

Speaker A

Regarder les choses qui se passent autour de nous, prendre des photos, proposer, qu'on ait un capital ou pas, essayer.

Speaker A

Pour moi, c'est ça, ne pas être paresseux, s'essayer à certaines choses.

Speaker A

Et puis, comme on dit, l'appétit vient en mangeant.

Speaker A

Ouais.

Speaker B

Je veux me rappeler de la citation dont tu as parlé là.

Speaker B

L'inspiration arrive au travail.

Speaker A

C'est ça.

Speaker B

Voilà.

Speaker B

Merci beaucoup Prince.

Speaker B

Je veux te laisser nous dire un dernier mot, si tu as un mot de fin.

Speaker B

Voilà, je te laisse dire.

Speaker B

Moi, j'ai un mot de fin en tête, mais je te laisse dire d'abord.

Speaker A

Mais tu sais qu'il y a une question que tu ne m'as pas posée.

Speaker B

Je ne sais pas.

Speaker A

Tu m'avais dit qu'il y avait une dernière question.

Speaker B

Non, la dernière question.

Speaker B

En fait, j'allais te demander Pour toi, l'argent, c'est quoi ?

Speaker A

L'argent, c'est un moyen.

Speaker A

Et c'est vrai qu'on a tendance à utiliser le thème argent.

Speaker A

Mais ceux qui sont dans le domaine de l'économie, de la finance, ils vont parler de la monnaie.

Speaker A

La monnaie, elle a trois caractéristiques, elle a trois propriétés.

Speaker A

La première propriété, on dit que c'est une unité de compte.

Speaker A

Ça veut dire que l'argent permet de quantifier les biens et les services.

Speaker A

Deuxième élément, la monnaie, C'est un intermédiaire des chances.

Speaker A

Tu vas acheter quelque chose, t'as besoin d'acheter avec de l'argent.

Speaker A

Et puis le troisième, c'est une réserve de valeur.

Speaker A

D'autres disent que c'est une réserve de pouvoir d'achat.

Speaker A

Voilà les trois caractéristiques de l'argent.

Speaker A

Donc, ces trois éléments-là me montrent le volet outil moyen de l'argent.

Speaker A

On a la responsabilité, nous, de pouvoir bien suivre cet argent.

Speaker A

Parce que si t'as pas l'éducation qu'il faut.

Speaker A

À un moment, quand tu feras le point, tu vois, tu rends compte qu'il y a beaucoup d'argent qui sont passés en tes mains.

Speaker A

Et tout est parti.

Speaker A

Alors qu'avoir la bonne idée et la bonne éducation peut même te permettre, pendant qu'il n'y a pas cet argent dans la main, d'avoir des choses.

Speaker A

Et quand on parlait des terrains, la plupart des terrains, la plupart, je dis la plupart des terrains qu'il m'est arrivé de vendre, je ne les ai pas achetés.

Speaker A

C'est des photos, des publications pour dire j'y suis.

Speaker B

En fait, tu es une marketplace quoi.

Speaker A

Et puis, il y a la transaction qui se fait.

Speaker B

Et toi, tu prends, tu captes une partie de la valeur.

Speaker A

Comme on le dit, dans la course.

Speaker B

Vers l'or, c'est ceux qui vendent la roue et la pelle qui se font le dieu.

Speaker B

Et tu le fais bien ici, n'est-ce pas?

Speaker B

Je ne sais pas.

Speaker A

Super.

Speaker B

Merci beaucoup, Pres.

Speaker B

Merci beaucoup.

Speaker B

Moi, j'ai pris du plaisir à t'écouter.

Speaker B

J'ai pris du plaisir à apprendre de toi.

Speaker B

Il y a beaucoup de choses et ton mot de fin, justement, parce que...

Speaker B

Il y a une fin et malheureusement, il y a une fin.

Speaker B

Peut-être qu'on aura une autre échange sur un autre sujet.

Speaker B

Je te sais très dense.

Speaker B

Franchement, on a pris une prise, on a parlé d'argent, mais je pense qu'il y a plein d'autres sujets sur lesquels on peut rediscuter sur le podcast ou ailleurs.

Speaker B

Aujourd'hui, on va s'en arrêter là.

Speaker A

Good.

Speaker A

Alors, Momo De Fenja, je te remercie pour l'invitation.

Speaker A

J'ai pris plaisir à échanger avec toi.

Speaker A

Merci pour ces questions qui pourraient, qui pourront probablement aider plus d'un.

Speaker A

Ce que je souhaiterais donner comme conseil aux personnes qui hésitent à faire quelque chose, c'est une fois que vous êtes éduqué, tentez, essayez.

Speaker A

Parce que souvent, on n'essaie pas parce qu'on a peur.

Speaker A

Alors que la peur, quand elle est là, elle vient avec un résultat qui est connu d'avance.

Speaker A

Ça ne marche pas.

Speaker A

Parce que la peur qui t'empêche d'agir, te poussera à ne pas avoir de résultat.

Speaker A

Par contre, quand on essaie, là encore, il y a la probabilité.

Speaker A

Ça peut marcher comme ne pas marcher.

Speaker A

Donc, si j'ai un choix à faire entre les deux, c'est-à-dire choisir là où je sais que j'ai zéro et là où je peux soit avoir zéro ou avoir un peu plus, je préfère me mettre sur là où je peux avoir un peu plus.

Speaker A

Et souvent, on est tellement attaché à ce qu'on a qu'on ne veut pas apprendre à perdre, alors qu'on se rencontre avec le temps.

Speaker A

Même quand on perd, ça ne nous tue pas toujours.

Speaker A

C'est pour cela que dans les choses à essayer, il faut essayer d'abord avec des petites choses.

Speaker A

Le fait d'essayer avec des petites choses, ça va nous donner quelque chose.

Speaker A

Ce quelque chose, ce n'est pas d'abord l'argent.

Speaker B

Confiance autour de moi.

Speaker A

C'est la confiance, la maîtrise, apprendre à se découvrir.

Speaker A

Parce que souvent, on a une idée préconçue de notre personne, mais alors que ce n'est pas ça.

Speaker A

Je lisais Saint-Jean-la-Croix qui disait que tout le cheminement de cette vie consiste en la connaissance de soi.

Speaker A

Et souvent, c'est en se confrontant à de nouvelles réalités, en sortant de sa zone de confort, qu'on apprend davantage sur soi.

Speaker A

Et puis, ça nous permet soit d'exceller dans quelque chose, de dire bon, ça, c'est pas bon pour moi, je vais vers autre chose.

Speaker A

Et puis, il y a un autre élément qui est une richesse, je termine par là, c'est les rencontres.

Speaker A

Quand tu fais une activité qui est nouvelle, tu es riche de tes rencontres.

Speaker A

Si tu prends le soin de t'intéresser aux autres, tu verras combien de fois tu es riche de cela.

Speaker A

Et je cite ce que j'estime être les quatre ou cinq richesses d'un homme.

Speaker A

C'est la première, sa relation avec le divin, donc la relation avec Dieu.

Speaker A

La deuxième, c'est ce qu'il met dans la tête.

Speaker A

La troisième, c'est la relation avec les autres.

Speaker A

Quand je classe, à part le premier et les autres, ce n'est pas classé en or.

Speaker A

Mais sinon, si je devais classer en or, j'aurais dit, premier, la relation avec Dieu.

Speaker A

Deuxième, la relation avec les autres.

Speaker A

Troisième, la relation...

Speaker A

Je mets un X, je vais revenir sur la troisième, tu vas comprendre pourquoi.

Speaker A

La quatrième, c'est la richesse, c'est ce qu'on met dans la tête.

Speaker A

La cinquième, ce sont les biens qu'on acquiert.

Speaker A

La sixième, c'est...

Speaker A

L'argent qui est tapis là, qui est considéré comme une épargne, on peut mettre ça également dans les biens.

Speaker A

Ça peut prendre de la valeur au cas où c'est supérieur à l'inflation.

Speaker A

Et puis, le numéro 3, mais que j'ai découvert longtemps après, c'est la relation avec soi-même.

Speaker A

Je te remercie.

Speaker B

Merci beaucoup, Prince.

Speaker B

Merci, j'ai pris un énorme plaisir.

Speaker B

Moi, je suis convaincu que quelqu'un qui regarde cet épisode là va en sortir avec au moins un enseignement.

Speaker B

Merci beaucoup.

Speaker A

Merci.

Speaker B

Merci.

Speaker B

Et puis, moi, je vous donne rendez-vous dans un prochain épisode.

Speaker B

Mais d'ici là, portez-vous bien.

Speaker B

Et puis, Salaam Champion.